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(23/02/2008)
C'est ce qu'a dit le président de la France à un homme qui le snobait
Voir la scène
PARIS Repoussé par un hommme qui ne voulait pas lui serrer la main, Nicolas Sarkozy a laissé fuser les insultes samedi matin lors de sa visite du Salon de l'agriculture, une
scène diffusée par journal Le Parisien sur son site internet.
Dans la cohue, le président progresse en serrant des mains, entouré de gardes du corps. Arrivé au niveau d'un homme en veste beige, il s'énerve quand ce dernier se retourne brusquement.
"Ah non, me touche pas, tu me salis", lui lance le visiteur en colère. "Casse-toi, casse-toi alors! Pauvre con va...", répond le président français sans se départir de son sourire avant de
poursuivre sa route dans les allées du Salon.
Ce face-à-face tendu rappelle celui qui avait opposé Nicolas Sarkozy aux pêcheurs du Guilvinec début novembre, quelques jours après l'annonce de l'augmentation de son traitement de chef
d'Etat.
Il avait été pris à partie par des marins d'une plateforme et avait sommé l'un d'entre-eux qui venait le traiter de "pauvre con" de descendre s'expliquer.
"Descends un peu le dire! Si tu crois que c'est en insultant que tu vas régler le problème des pêcheurs", avait-il lancé devant les caméras.
Pendant la suite de sa visite, il avait expliqué qu'il refusait les insultes à l'égard des pêcheurs et à son encontre et qu'il n'acceptait le dialogue qu'entre "gens corrects".
À part une poignée de sceptiques chroniques, plus personne ne doute de la gravité de la situation environnementale et écologique de la planète. Chacun sait que l'enjeu n'est ni plus ni moins le
sort de l'humanité. Et chaque seconde que nous cédons un peu plus à l'immobilisme, scelle un peu plus notre responsabilité aux yeux de l'Histoire.
Coupables de non-assistance à planète et humanité en danger. Nous n'avons que deux choix : ou laisser le temps nous dicter la mutation et l'avenir n'est désespérant que dans cette hypothèse ; ou
conduire ensemble radicalement et progressivement cette société qui conjugue les enjeux écologiques, sociaux et économiques. Subir ou choisir. Ouvrir ou non le Chapitre 2 de notre Histoire
collective et individuelle.
Quand on me demande quelle calamité écologique est la plus importante, je ne peux répondre tant la liste est longue et les menaces à parité. L'érosion de la biodiversité, le dérèglement climatique, la dégradation de nos océans, la diminution drastique d'eau potable accessible, l'épuisement des ressources alimentaires, énergétiques comme des matières premières... tout est crucial et tout est lié...
En cause, notre inaptitude collective et individuelle à la limite. On consume plus que l'on consomme. Nous vivons parfois sous la tyrannie du désir sans trier dans les possibles. Le matérialisme comme principale religion, posséder pour exister, produire pour être puissant : ajoutez l'inimaginable inertie de nos mentalités engluées dans nos habitudes, qui nous entraîne dans un élan incontrôlable ; happés par la fulgurance du progrès, subjugués par la fascination de la croissance quantitative et bercés par l'illusion de la liberté.
Il n'y a pas de fatalisme à s'accommoder de la civilisation du gâchis. Dans une planète aux ressources limitées, nous voyons bien qu'il nous faut tendre vers un nouveau paradigme "mettant honnêtement, sincèrement l'humain et la nature au cœur de nos préoccupations".
Pour pouvoir partager, il faut économiser et le défi se résume à faire mieux avec moins. Une évidence plus encore qu'une conviction, la crise écologique ne peut pas se résoudre sur le dos de la pauvreté. Et les moyens pour y faire face doivent simultanément permettre de remédier aux deux fléaux.
Au-delà des clivages politiques et des écoles de pensée, cette "révolution culturelle" suppose une libération de la créativité et la contribution de chacun pour que l'avenir de notre Terre et de
nos congénères devienne une priorité absolue. Parce qu'à la fois acteur et responsable, chacun de nous a un rôle majeur dans la construction de cette nouvelle société. Plus que jamais le génie
humain ou simplement le bon sens est nécessaire et la mobilisation doit être immédiate. Personne ne doit s'exclure de l'enjeu car personne ne sera à l'abri des conséquences.
Être acteur du Chapitre 2, c'est surmonter les difficultés de la situation présente pour envisager l'avenir, c'est dépasser les frontières de nos peurs et de nos blocages pour imaginer des
solutions nouvelles pour un monde différent.
A chacun d'entre nous de faire sa part.
Nicolas Hulot
Président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
La Kabylie couvre plusieurs circonscriptions ou wilayas de l'Algérie : Tizi Ouzou et Béjaïa (Bgayet, anciennement Bougie), la majeure partie de Bouira (Tubirets) et Bordj Bou Arreridj, et une partie des wilayas Boumerdes, et de M'Sila (Tamsilt) et setif. Il est souvent fait une distinction entre la Grande et la Petite Kabylie, également appelées Haute et Basse Kabylie.
Ces deux Kabylies faisaient partie de l'ancien département d'Alger pour la Grande et du département de Constantine pour la Petite Kabylie. Béjaïa, l'antique Saldae, capitale de la petite Kabylie, est décrite par des historiens tels que Charles-André Julien ou Ibn Khaldoun. Les Kabyles l'appellent « Bgayet n Lejdud » (« Bougie des Ancêtres »). Tizi-Ouzou, la capitale de la Grande appelé autrefois « le village », existe depuis l'époque coloniale.
La Grande ou Haute Kabylie, va de Thenia jusqu'à Tigzirt. Elle représentait le territoire situé au nord du Djurdjura. Une petite portion de l'ancienne province de Bougie, la Petite ou Basse Kabylie, s'étendait de Bouira en englobant le Djurdjura oriental, l'Akfadou jusqu'à Bougie et s'étendait d'ouest en est, et de la Méditerranée en passant par la vallée de la Soummam du nord au sud, soit plus de 500 km. Elle comprenait ainsi les confédérations des Bibans et celle des Babors jusqu'à Collo.
Trois grands massifs montagneux occupent la plus grande partie de la région :
La population de Kabylie est estimée à plus de 7 millions[1]. La région est donc très densément peuplée, et le taux dépasse souvent les 250 hab./km2. Un nombre important de Kabyles vit dans le reste du pays (notamment à Alger où ils représentent plus de la moitié de la population[2]) et à l'étranger (France[3] et Europe et au Canada. Les Kabyles sont un peuple berbère, et parlent le kabyle (taqbaylit), une variante du berbère (tamazight). Ils représentent le deuxième groupe berbérophone après les Chleuhs du Maroc.
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